Général Malleret-Joinville

Malleret-Joinville Alfred né le15 décembre 1911 à Paris ( 14 ème ), décédé le 20 février 1960. Un des quatre généraux issue de la Résistance. Mobilisé au 21 ème Régiment de Marche des Volontaires Étrangers, Alfred Malleret est fait prisonnier le 23 juin 1940 en Lorraine. Il arrive à s'évader en avril1942, et, par l'intermédiaire de Maurice Kriegel, rejoint la Résistance à Limoges. Excellent organisateur, courageux et discret, il devient au début de l'année 1942, sous le nom de Joinville, chef de région du mouvement Libération, dirigé par Emmanuel d' Astier de la Vigerie. Lorsque les Mouvements Unis de Résistance ( M.U.R ) naissent en janvier 1943 de la fusion des trois grands mouvements de résistance de la zone sud ( Combat, Libération et Franc-Tireur ), Alfred Malleret en devient le chef pour la Région Rhône-Alpes ; épaulé par Marc Bloch, il dirige et coordonne l' action des Maquis, alors que s'intensifie la répression allemande. En mai 1944, après l'arrestation du général Jussieu. « Joinville » prend la tête de l'état-major national des Forces Française de l'Intérieur ( F.F.I. ) ; à ce titre, il prend une part déterminante aux combats pour la libération de Paris. A la fin du mois d'août 1944, nommé au grade de général, il installe son quartier général rue St Dominique, au Ministère de la Guerre. De là, il suit la fusion difficile entre les troupes de la résistance intérieure et celles des Forces Françaises Libres; simultanément , il supervise les opérations militaires que mènent les F.F.I. Pour libéré l' est de la France et les poches de l ' Atlantique. Le 15 mai 1945, une semaine après la capitulation de l' Allemagne, Alfred Malleret est démobilisé ; dans la foulée, il se présente sous le nom de Malleret-Joinville aux élections pour la première Assemblée Constituante du 21 octobre 1945, en deuxième position sur la liste conduite par Maurice Thorez... Fort de sa légitimité dans le domaine militaire, Alfred Malleret-Joinville est nommé membre de la Commission de la défense nationale. Il dépose le 7 février 1946 une proposition de loi tendant à établir une procédure rapide d'acquisition de la nationalité française au profil des étrangers engagés volontaires...Parlementaire sans interruption depuis octobre 1945, Alfred Malleret-Joinville ne sollicite pas le renouvellement de son mandat aux élections législatives de novembre 1958.

 Extrait de : Général Malleret-Joinville

 (site de l'Assemblée Nationale )