Notre cérémonie du souvenir 

sous le haut patronage de
Monsieur François HOLLANDE
Président de la République
sous le patronage de 
Monsieur Kader ARIF
Ministre délégué auprès du Ministre de la Défense 
chargé des Anciens Combattants

en hommage aux Combattants Juifs étrangers Engagés  Volontaires 1939 - 1945 
morts pour la France a eu lieu 
au cimetière parisien de Bagneux

45 ave.Marx  Dormoy à Montrouge
le dimanche 13 octobre 2013 à 10h30 devant le Monument où reposent 66 soldats 

symboliquement choisis parmi des milliers d'autres



Un vibrant hommage rendu aux combattants juifs (1939-1945)

en présence et avec le concours de :

 

Sacha Reingewirtz
président de l'Union des Etudiants Juifs de France


Jacques Fredj
Directeur du Mémorial de la Shoah à Paris
 
 
Olivier Lalieu
historien, responsable de l'aménagement des lieux de mémoire 


Parmi les survivants des combats,  nombre d'entre aux se retrouvèrent prisonniers en Allemagne. Quant à ceux  qui purent  échapper aux stalags,
ils furent dépoulllés de leurs biens, internés dans les camps de la honte. livrés aux nazis, et assassinés à l”Est. D'autres, qui échappèrent aux rafles s'engagèrent dans les mouvements de Résistance.

Sous le haut patronage de Mr François Hollande, Président de la République, sous le patronage de M. Kader Arif, Ministre délégué à la Défense et des Anciens Combattants s'est déroulée le dimanche 13 octobre au cimetière de Bagneux la cérémonie en hommage aux Combattants Juifs Etrangers, Engagés Volontaires 1939-1945, Morts pour la France, organisée sous l'égide de «l'Union›› par les enfants des combattants juifs qui perpétuent fidèlement la mémoire du sacrifice de leurs pères pour que nous demeurions libres.


Le monument où reposent  66 soldats Juifs Morts au  Champ d'Honneur.
 Au centre  à la tribune, Olivier Lalieu,  en charge du protocole
Photo Henri Zytnicki

On ne saurait oublier que le 1er septembre I939, les centres de recrutement de l'Armée furent débordés par plus de 25 000 Juifs sur les 83 000 étrangers vivant alors sur notre sol, qui s`engagèrent dans la Légion Etrangère. Afin d'absorber tous ces Volontaires, des bureaux furent ouverts, y compris dans les locaux des Associations Juives. Chaque année au pied du Monument à Bagneux, où reposent 66 soldats juifs, les enfants des Combattants juifs, selon le souhait du Président llex Beller,  disparu il y a quelques années, rappellent le sacrifice de leurs pères, pour la plupart issus d”Europe Centrale, qui se distinguèrent lors  de la Bataille de France au sein  des llème, 12ème Régiments Etrangers et 21ème, 22ème  23ème RMVE, ainsi qu'au sein  de la demi-brigade de la Légion  Etrangère, en participant aux  combats de Narvik en Norvège, puis à ceux de la Somme, de  l`Aisne, et des Ardennes en 1940.  Par milliers, ils tombèrent au  Champ d'Honneur. Parmi les sur vivants, beaucoup se retrouvèrent prisonniers en Allemagne. Quant  à ceux qui purent échapper aux  stalags, ils furent dépouillés de  leurs biens, internés dans les  camps français, livrés aux nazis,  et assassinés à l”Est. D'autres qui échappèrent aux rafles s'engagèrent dans les mouvements de Résistance.  En ce dimanche 13 octobre,  hormis les coprésidents de l'Uion François Szulman et  Simon Grobman, nombre de personnalités et d'élus étaient présents à ce rendez-vous de la mémoire juive combattante, parmi  lesquels Catherine Vieu-Charrier adjointe au Maire de Paris, chargée de la Mémoire et du Monde Combattant, Liliane Capelle, adjointe au Maire de Paris, M. Svital  représentant de l'Ambassade d°Israël, le général Marcel Kapfer représentant le Sénat, Jean-Louis Delpuech de l'ONACVG, représentant le Ministère de la Défense, Claude Bassi-Lederman au  nom de l”UJRE, Robert Créange  de la FNDIRP, Philippe Allouche  de la FMS, Laurent Goldberg de la MJP et de la 2ème DB, Benjamin Asenjheim pour les FFDIF, et  une quinzaine de porte-drapeaux,  ainsi qu'un groupe de jeunes de  l'Hashomer Hatzair. Après les dépôts de gerbes, la « Marseillaise,  et la  « Sonnerie aux Morts ››, Olivier Lalieu en charge du protocole, invita les Rabbins Meyer Malka, aumônier de la Marine, et  Mévorah Zerbib à effectuer les  prières d'usage. Puis, Suzanne Grinblatas, fille de Jacques Grinblatas, engagé volontaire, fit part  du témoignage de son père à partir  de 1939. Emile Jaraud membre de  1'Union dénonça le rôle de Pétain  et de Vichy, et à sa suite, le nouveau président élu de l'UEJF Sacha Reingewinz rendit un  vibrant hommage aux combattants, dont son grand  père, et dénonça la résurgence de l'antísémitisme, de  l'antisionisme et du racisme, en affirmant pour conclure que  "l'UEJF serait toujours en première  ligne dans cette lutte. ››. Le même  hommage aux combattants juifs et  aux responsables de l'Union fut  rendu par Jacky Fredj, directeur  du Mémorial, lequel annonça que  "le Mémorial de la Shoah valorisera encore l'histoire de l'engagement des Juifs étrangers comme la  participation des Juifs au combat"  puis Ariel Goldman vice-président  du Crif, souligna "combien les liens étaient forts entre le Crif et  l'Union, et exhorta les jeunes à perpétuer le souvenir des combattants juifs"  A leur suite Jacques  Goujat président de l'UFAACV  dispensa un "message de fraternité", et Catherine Vleu-Charrier,  au nom du Maire de Paris et des Parisiens, déclara : "Nous avons  un devoir tout particulier envers  ces combattants. La ville de Paris  et son Maire leur expriment leur  plus profonde reconnaissance..Oui les Juifs se sont battus partout... Il nous faut lutter sans relâche contre l'antisémitisme, le négationnisme... " Comme chaque  année, cette cérémonie fut rythmée par la musique d'un détachement militaire, et les chants de la Résistance juive.

Claude Bochurberg

Discours de Mme Catherine Vieu-Charier 
Adjointe au Maire de Paris 
chargée de la Mémoire et du Monde Combattant

Mesdames et Messieurs

Mes chers amis,

Mes premiers mots seront pour vous dire mon émotion d’être parmi vous, au moment ou nous célébrons tous ensemble la mémoire des combattants volontaires juifs. A tous, je veux adresser ici, les amitiés fraternelles des Parisiens et de leur Maire.

Pour plusieurs raisons j 'attache à cette rencontre une importance toute particulière :

C’est d’ abord pour moi l’occasion d’honorer le souvenir et l’engagement de vos frères d’armes tombés pendant la bataille de France.

C’est aussi, saluer le courage de ces combattants, lors des heures si sombres de l’invasion et de l’occupation de notre pays par les nazis.

C’est enfin évoquer le combat de votre Union, combat, qui est plus que jamais celui de la mémoire et de la transmission des faits aux jeunes générations.

Ce rôle de transmission, vous l’exercez en témoignant de votre fidélité aux valeurs et a l’héritage de la Résistance.

Vous le savez, la Ville de Paris y est particulièrement attachée et le soutient.

Je l’ai déjà fait ici, mais j’aime à le citer Jacob Kaplan, Grand Rabbin de France en 1954, qui parlant des Engagés juifs Volontaires, disait d’eux :

- << Spontanément et simplement, ils sont venus a l'heure du danger lui faire l'offrande totale de leur existence. Ce geste sublime, deux fois répété, témoigne hautement de l'intensité de l'amour que nos coreligionnaires étrangers ressentent pour la France ainsi que de l'immense reconnaissance qu'ils éprouvent pour le généreux pays des Droits de l'Homme et du Citoyen. On dit avec raison: << Tout homme a deux patries, la sienne et la  France». Les engagés volontaires et anciens combattants juifs l'ont prouvé avec éclat: en s'engageant et en mourant pour la France. »

Ces hommes venus de l’Europe de l’est ou d’Europe Centrale, juifs polonais, bulgares, russes, et d’autres encore, ont choisi la France, parce qu’elle était pour eux Terre de Liberté et d’asile, ces hommes dont certains avaient sur leur papier le mot d’apatride.<< Heureux comme Dieu en France » dit un proverbe yiddish.

Ils avaient donc une grande admiration pour ce pays des Lumières, de la révolution francaise et des droits de l’Homme. Ils ont aimé la France, passionnément.

Et c’est évidemment dans un élan naturel et généreux, qu’ils se sont engagés sous le drapeau français, pour combattre l’Allemagne nazie.

Aux affiches de mobilisation ils répondent présents et vont partager le sort de leurs frères francais, entendant prouver jusqu'au bout leur fidélité à la Patrie d'adoption en danger.

Un ami m’a raconté qu’accompagnant son père à cette mobilisation, il avait le souvenir de files immenses. Le petit garçon qu’il était très impressionné.

Les étrangers s'engagent donc pour la durée de la guerre. Ils sont des dizaines de milliers, à Paris et en province, à se mettre spontanément au service de la France, et, parmi eux, suivant en cela l'exemple mémorable de leurs ainés de 1914-1918, des milliers de Juifs d'origine étrangère, venus de tous les horizons sociaux dans un méme élan d'union fraternelle.

Beaucoup d’entre eux ont perdu la vie en 1940, sur les fronts de la Somme, dc l’Aisne ou des Ardennes ou, plus loin encore, sur le front de la Norvège.

Apres l’invasion de notre pays par les armées hitlériennes en juin 1940, ces hommes furent déterminés à poursuivre le combat et la lutte pour la liberté dans une France humiliée par la défaite et l’occupation et bientôt déshonorée par le gouvernement de Vichy.

Un gouvernement à la botte de l’occupant nazi, qui va faire preuve d’un zèle particulier puisqu’il va imposer un statut discriminatoire aux juifs des le mois d’octobre 1940, les contraindre à porter l’étoile jaune, choisira de livrer à l’occupant les juifs de France avec méthode et enfin, mettra à la disposition de cette entreprise de mort, dite de solution finale, les institutions de l’Etat français lors des rafles et des arrestations.

C’est donc dans ce contexte, que les hommes à qui nous rendons hommage ce matin, ont décidé de continuer le combat et c’est pourquoi, face à la menace nazie et au déshonneur du gouvernement de Vichy, ils ont répondu présents, en rejoignant les rangs de la France Libre ou de la Résistance.

Beaucoup d’entre eux ont alors disparu dans les maquis, les prisons ou les camps de concentration, et la, parce qu’ils étaient né juifs, rattrapés par la Shoah. Aujourd’hui, les familles de ces combattants font beaucoup pour transmettre l’héritage et le profond courage des engagés volontaires juifs.

Vous étes devant nous, ici, pour témoigner de cet engagement.

Mais, nous avons tous un devoir particulier envers ces combattants. La mémoire ne peut en effet se réduire au seul devoir envers les disparus et à la seule obligation envers les survivants.

Il faut insister aupres des plus jeunes, qui n’ont pas connu cette période, le sens de l’engagement de ces hommes.

Mais aussi, expliquer sans relache la tragédie de la Shoah, son caractère exceptionnel dans l’histoire de l’Humanité, pour faire face à toute tentative de négationnisme.

A travers le massacre organisé, planifié, bureaucratique de six millions de juifs, les peuples ont pris la mesure vertigineuse des possibilités criminelles que l’étre humain est capable de ommettre contre lui-méme. Pour juger de ce qui s’est passé a Auschwitz, aucune loi ordinaire et déja existante n’était adéquate. Il a donc fallu inventer un concept entierement nouveau : celui de Crime contre l’Humanité.

Mais dire et inscrire le crime contre l’Humanité ne garantit pas de la barbarie et des crimes contre l’Humanité. L’actualité du Monde nous renvoie a cet échec, ainsi que la tuerie a l’Ecole Ozar Hatorah de Toulouse.

Nous devons donc chaque jour nous interroger sur ce que nous disons, ce que nous professons, ce que nous ignorons.

Aujourd’hui, notre combat pour la tolérance et la fraternité, contre l'antisémitisme, les discriminations, le racisme, tous les racismes, est un combat qui reste d’actualité.

Et c’est aussi pourquoi, il nous faut lutter sans merci, contre le négationnisme. Le négationnisme, qui s’insinue sous diverses formes, que ce soit par le langage en banalisant les mots ayant trait à la Shoah, ou dans la falsification des faits historiques doit être combattu pied a pied et qui est un crime contre la vérité, et la forme la plus ignoble, la plus abjecte de l'antisémitisme.

Et nous aurons la même intransigeance contre toutes les formes de racisme, d'exclusion et de rejet de l'autre.

Et dire que oui, les juifs se sont engagés dans l”armée française, et que oui les juifs ont résisté, qu°ils ont rejoints les réseaux, les maquis, l°armée de l°ombre, après l'armée française.

Oui, par leur engagement, ils ont illustré l'idée qu'ils se faisaient de la France, celle de la liberté, d'une France non repliée sur elle-même mais universelle et ouverte. C'était il y a plus d'un demi-siècle et pourtant leur exemple conserve toute sa vitalité. 

La mémoire de la résistance de ces hommes, vient s'ajouter comme une composante de l'identité française.

Nous avons donc une responsabilité pour l'avenir et il nous appartient d'organiser une transmission afin de ne jamais oublier.

Je le répète, la Ville de Paris y est très attachée, aussi, devant la dépouille de ces combattants héroïques, je voudrais, me faisant l'interprète des Parisiens et de leur Maire, leur exprimer une fois encore, notre profonde reconnaissance.


ALLOCUTION PRONONCEE PAR JACQUES GOUJAT,

PRESIDENT

DE L'UNION FRANCAISE DES ASSOCIATIONS DE COMBATTANTS (U.F.A.C)

LORS DE LA CEREMONIE DU SOUVENIR EN HOMMAGE AUX ENGAGES VOLONTAIRES ANCIENS COMBATTANTS JUIFS MORTS POUR LA FRANCE 1939-1945

AU CIMETIERE PARISIEN DE BAGNEUX LE 13 OCTOBRE 2013


Chaque année, en ce lieu de mémoire, vous nous invitez à rendre hommage à ceux des vôtres, engagés volontairement dans le périlleux et glorieux combat de la Liberté, "Morts pour la France}) au cours de la seconde guerre mondiale.

Cette démarche témoigne de votre volonté d'entretenir et de pérenniser leur souvenir contribuant ainsi à entretenir la mémoire collective de nos concitoyens, toutes générations confondues afin que jamais, plus jamais, notre Pays et le Monde revivent ces drames et ces souffrances qu'engendrent les guerres.

Aussi en compagnie de notre vice président Robert Créange, j'ai tenu à vous apporter personnellement les salutations fraternelles de l'Union Française des Associations d'Anciens Combattants et de Victimes de Guerre: l'U.F.A.C. Des salutations empreintes d'amitié, de solidarité et de soutien.

Je vous adresse le message des 45 Organisations nationales que l'UFAC rassemble et celui de ses 92 Unions départementales avec lesquelles elle coopère; en fait, je vous adresse le salut fraternel de plus d'un million d'anciens combattants et de victimes de guerre, de toutes les générations et de tous les conflits.

Vos camarades qui reposent en ce lieu pour l'éternité furent, avec tant d'autres en uniforme ou de l'Armée de l'ombre, les glorieux vainqueurs de cette tragédie qui s'acheva en Europe le 8 mai 1945 par l'anéantissement de la barbarie nazie.

Ils étaient volontaires et ils furent les vainqueurs de ce combat contre les hordes hitlériennes. Ils furent les vainqueurs de ce combat contre ces nazis cruels, méprisants, haineux. Ils furent les fossoyeurs de l'hydre immonde dont la renaissance nous conduit à la plus extrême des vigilances devant cette menace dangereuse pour l'avenir de l'humanité.

L'actualité nous interpelle en permanence et la révélation d'actes profanateurs nous appellent à redoubler de vigilance et transmettre cette vigilance aux jeunes générations pour les mettre en garde contre la sournoise renaissance du fascisme, du nazisme, du racisme, de l'antisémitisme, de la xénophobie.

Prenons garde aux thèses négationnistes et révisionnistes qui fleurissent insidieusement au détour d'un chapitre ou d'un cours. Dénonçons chaque fois que nécessaire ce travestissement de l'Histoire, de notre Histoire qui est le patrimoine de nos souvenirs.

L'UFAC est résolument engagée sur le chemin de la Mémoire. Il nous faut recueillir les témoignages de l'inestimable expérience humaine que les uns et les autres ont pu rencontrer sur les différents champs de bataille ceux de la lumière comme ceux de l'ombre. Faisons nôtre cette pensée de Victor Hugo à propos de la Mémoire;

Les événements s'écoulent, les yeux qui les ont vus se ferment; les traditions s'éteignent avec les ans, comme un feu qu'on n'a point recueilli: et qui pourrait ensuite, pénétrer le secret des siecles ?

Recueillons donc ensemble ce feu pour le veiller et l'entretenir.

Puisons au cœur de la mémoire de ceux que nous honorons aujourd'hui, les forces nécessaires pour faire triompher la Démocratie, la Liberté et la Paix avec la volonté de bâtir ensemble un monde plus juste, plus fraternel et plus solidaire dans le respect fondamental de la dignité humaine

Investissons-nous dans cette responsabilité morale car nous le devons à nos camarades auxquels ce matin nous rendons hommage avec respect et émotion.

Gloire à ceux qui sont morts pour que vive la France que le voile de l'oubli ne recouvre jamais leur linceul de gloire.



Discours prononcé par Me Ariel GOLDMANN,

Vice Président du CRIF et du FSJU

lors de la cérémonie du dimanche 15 octobre 2013

au Cimetière de Bagneux organisée par l'UEVACJEA.



Nous voici réunis dans ce cimetière de Bagneux comme chaque année, pour célébrer la mémoire des disparus, et notamment de ceux de l'Union des Engagés Volontaires Anciens Combattants Juifs. 
Je sais pour avoir connu personnellement nombre de vos membres et de vos fondateurs, proches ou amis de ma famille, le rôle des membres de l'Union notamment à partir de la fin de 1944. Il faut sans cesse rappeler et glorifier le courage des combattants juifs, français et d'origine étrangère. Leur rôle au retour des captifs et des déportés, leur rôle dans la mémoire, dans l'aide aux veuves et aux orphelins . 
Je veux aussi souligner ici les liens forts existants entre l'Union et le CRIF depuis sa création, dont les membres de l'Union pour beaucoup d'entre eux à l'origine. 
Dans très peu d'années, il n'y aura plus de survivants pour témoigner, mais nous serons là pour commémorer. Ma génération a une responsabilité historique au regarde de ces événements : elle sera la dernière à avoir entendu directement les témoignages des survivants et notamment des membres de votre Union. 
Il est très important pour les jeunes générations d'avoir à cœur de poursuivre œuvre de ses combattants dont le courage et la bravoure méritent d'être salués et cités en exemple. 
Nous nous devons de nous souvenir de ces combattants juifs qui donnèrent leur vie pour aider leurs prochains, nous souvenir aussi de cette France à qui va notre reconnaissance et dont nous associons les héros et les morts au culte de nos propres morts. 
Je veux associer à votre héroïsme celui des héros de la révolte du Ghetto de Varsovie dont le combat sans espoir donna une nouvelle dimension au peuple juif : Un peuple qui dorénavant dira “NON”, un peuple pour lequel la dignité humaine vaut tous les sacrifices et qui le prouvera. 
Souvenons nous ! Souvenons nous non pour haïr pour entretenir de vielles querelles, mais pour être vigilants, pour dénoncer et poursuivre sans relâche toute résurgence du racisme et de l'antisémitisme, qu'il provienne de l'extrême droite, de l'extrême gauche, ou de l'islam radical.

Ariel GOLDMANN 

Vice Président du CRIF et du FSJU


Madame Suzanne Grinblatas

Messieurs les Généraux, Monsieur le Ministre Plénipotentiaire,  Monsieur le Préfet, Mesdames et Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Elus,  Messieurs les Rabbins, Mesdames et Messieurs les représentants des Associations, Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Ce jour est mémorable pour moi et je suis très émue, car en tant que  fille d'engagé volontaire, c'est la  première fois que je prend la parole devant ce monument sous lequel repose 66 de nos héroïques combattants qui tombèrent pour la France au Champ d'Honneur en luttant contre l'envahisseur nazi. Mon Papa Jacques Grinblatas dit Yenkélé, me parlait beaucoup de son engagement. Il en était très fier. Après la guerre, il fut l'un des premier adhérent de l'U.E.V.A.C.J. Il portait le N°42. J'ai pu l'enregistrer à plusieurs reprises. Le long de mon discours, je vous citerai quelques passages de ce qu'il me racontait, j'aurai ainsi l'impression qu'il est encore parmi nous. Il se rappelait :
Nous sommes le 2/09/39 la France et l'Angleterre ont décrétés un ordre de mobilisation générale Je me trouve devant un centre d'engagement militaire rue Saint-Dominique en compagnie d'un nombre impressionnant d'hommes dont une majorité de juifs, tous étrangers. La raison en est l'invasion de la Pologne sans sommation le 1er septembre de cette même année par l'armée d'un diable nommé Hitler dont les troupes se conduisant comme des sauvages ont tout écrasé sur leur passage, tuant, démolissant, pillant... Un certain nombre de pays avaient signés un pacte de non- agression. Ma terre d'adoption la France en faisait partie, ainsi que l'Angleterre. Nos gouvernements après maintes sommations auprès de Hitler pour que cesse ces massacres, n'obtenant pas de réponse, ont décidés de déclarés la guerre à l'Allemagne le 3/09/39. 
C'est pourquoi il fut de mon devoir comme des milliers d'hommes, de venir en aide au pays qui nous avait donné l'asile, les droits politiques et civiques, le travail, l'école républicaine pour nos enfants. Fin du 1er extrait Au moment du déclenchement de cette guerre, 300.000 juifs vivent en France. Parmi eux 160.000 sont étrangers. Ces femmes et ces hommes avaient un attachement indéfectible pour leur pays d'adoption. C'était la terre de liberté qu'ils voulaient défendre.C'est pourquoi ce jour là environ 25.000 hommes en âges de porter des armes, décidèrent de s'engager. Aujourd'hui, nous associons à cette cérémonie le souvenir des 8500 juifs étrangers qui s'engagèrent pour défendre la France durant la guerre 14-18 Un tiers d'entre eux ne revinrent pas des champs de bataille. Cela fera bientôt 100 ans. Les bureaux de recrutements sont très vite submergés par l'afflux des 83.000 étrangers vivant sur le sol français. Il y a la un grand nombre de républicains espagnols chassés de leur pays par la victoire du franquisme et des juifs d’Europe de l'est fuyant l'antisémitisme de leur pays d'origine 
Devant cet afflux les organisations juives ouvrent leur propres locaux, ils y établissent des listes de recrus potentielles. Malgré cet élan patriotique, le commandement de l'armée manifeste un comportement profondément ambigu. Une note confidentielle met en garde contre l'incorporation dans l'armée d’éléments indésirables, au loyalisme sujet à caution. Ils sont donc dirigés vers la légion étrangère et incorporés dans des unités spécialement crées pour eux. Les 21è – 22è – 23eme R.M.V.E Régiment de Marche Volontaires Etrangers au Barcarès près de Perpignan Les 11è – 12è R.E.I. Régiment Etranger d'Infanterie à la Valbonne près de Lyon La 13è demi brigade D.B.L.E Demi-Brigade de la Légion Etrangère Le 97ème G.R.D.I. Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie 
Extrait du récit de Yenkelé Cinq semaines se passent. Je dois me présenter à la caserne de Reuilly, là un sergent me reçoit. Il me pose certaines questions. Entre autre si je suis toujours volontaire pour la France ? bien sur Monsieur ! Je me suis porté volontaire, c'est sérieux !...il me dit alors : Voilà ! La France a assez de militaires ,acceptez-vous d'aller dans les colonies ? Mais il ne me dit pas quelles colonies. J'ai répondu oui sans réfléchir. De nouveau , on me donne un autre récépissé : J'ai demandé à quand le départ ? Nous étions fin décembre lorsque cette feuille est arrivée. Depuis mon engagement, ce n'était pas gai à la maison. La vie était devenue beaucoup plus difficile. Il y avait des mouvements fascistes. Un journal « l'Ami du peuple » paraissait, il avait été crée par le patron des parfums Coty ainsi que d'autres journaux plus fascistes les uns que les autres. La propagande anti-juive faisait rage de toutes parts. C'était un Marquet, un Laval, un Doriot, etc..., ils avaient rejoint les rangs de tous ces antisémites. Tout était de la faute des juifs...et nous les juifs commencions a avoir très peur.... J'étais très préoccupé, je me rendais compte que je partais en laissant ma femme et mes enfants dans une situation précaire. L'ambiance était très tendue. Sur la table de la salle à manger, m'attendent mon paquetage et ma feuille de mobilisation, préparés par ma femme. Je serre très fort mes enfants et accompagné de ma tante et de ma femme, nous partons à pieds pour la caserne de Reuilly. La neige nous frappe le visage, je marche comme un somnambule. Nous arrivons, il y a déjà beaucoup de monde. Je me présente avec mes papiers, c'est le moment de faire mes adieux a ma femme. C'est déchirant. Arrive le moment du départ, mis en rang trois par trois, nous partons à pieds vers la gare de Lyon. Un train spécial 3èmè classe nous attend. Pas de chauffage, il gèle. Notre train commence son lent cheminement vers une destination inconnue. Nous roulons de nuit par peur des bombardements. Je pense beaucoup à ma femme, à mes enfants, que vont-ils devenir. Au petit matin 1er janvier, notre train s'arrête à Sathonay. Tout est blanc de neige. On nous rassemble pour nous diriger vers un camp de baraquements servant de dortoir. Des lits de fortune fait de paille et une couverture. Nous prenons un peu de repos. Durant notre séjour à Sathonay, nous avons eu le droit à une séance de photos de face et profil. Le légionnaire chargé de faire ce travail était une brute exemplaire. Nous sommes enfin informés de notre départ pour Marseille, pour une affectation Saïda en Algérie avec un passage par Sidi-Bel-Abbès pour les formalités d'incorporation dans la Légion Etrangère. A notre arrêt à Fort Vincia je suis déclaré apte. Nous continuons notre route avec un arrêt imprévu à Avignon. Nous y restons peu de temps. Nous arrivons enfin sur le lieux de notre embarquement, le Fort Saint-Jean à Marseille dernière étape en France. Nous sommes toujours en civil, car nous ne sommes pas encore considérés comme des militaires actifs. Au fort, la vie continue. Nous sommes consignés, quelques malins se débrouillaient pour sortir et nous rapportaient des nouvelles. Le bateau plutôt le rafiot sur lequel nous devions faire la traversée étant enfin prêt, un sergent-chef nous annonce « à 16h rassemblement sur la place d'armes. » il nous dit « le commandant va s'adresser a vous avant le départ ». D'abord il nous a parlé de la discipline en vigueur à la Légion, ses règlements, etc...et il a poursuivi en nous disant « a partir d'aujourd'hui, votre patrie ce n'est plus la France, mais la Légion ne l'oubliez pas » nous étions sidérés. Nous étions blêmes , nous nous étions engagés pour défendre la France....J'ai la joie de recevoir une lettre de ma femme dans laquelle j'ai trouvé une photo sur laquelle figurait les trois personnes les plus chers à mon cœur .Nous étions au mois de Janvier ?. Mon fils venait d'avoir 1 an. 
Nous embarquons sur le Sidi-Brahim, dans les cales avec mes camarades le voyage commence. Le vent se lève. Une tempête très forte. Nous sommes tous malades. Epuisés nous débarquons à Alger. Sur les quais des représentants de la Croix-Rouge nous distribuent du café et des petits pains. Nous rejoignons notre premier campement. La nourriture est suffisante. .. une bonne ambiance s'installe. Toutes nations, toutes classes sociales, des hommes farouchement antinazis effrayés par l'avancée des idéologies hitlériennes qui gagnaient l'ensemble de l'Europe.. Nous apprenons l'imminence de notre départ pour Sidi-Bel-Abbès. Nous sommes toujours dans nos vêtements civils. Dans la soirée, nous embarquons dans des wagons à bestiaux....Nous roulons dans la nuit glaciale, debout ! Notre groupe est le 1er R.M.L.E. 1Er régiment de marche étranger. Nous serons hébergés et formés par la Légion Etrangère dont nous porterons l'uniforme. Nous sommes dirigés vers notre lieu de casernement « le petit quartier de la légion » La vrai vie militaire commence. Le matin, lever 5heures, apprentissage du maniement des armes, tir, exercices de mise en rang etc.... L'après-midi, sieste obligatoire et cours théoriques. Nourriture suffisante et bonne, sauf le matin : un bol de café et...du boudin ! Je reçois mon matricule n° 90395, mon affectation le 1R27C13, un numéro de secteur postal., je reçois également un paquetage. Rien n'a été distribué en fonction de la grandeur, de la corpulence de la pointure. Tout est usagé. Nous faisons des échanges et finissons par êtres vêtus et chaussés convenablement. Passage obligatoire chez le coiffeur. Pour éviter les poux, j'ai choisi le rasage complet. 
Pour les armes, ce ne sont que des matériels réformés : mitrailleuses Hotchkiss de 1918 rafistolées qui pèsent50 kilos ( moi j'en fais 52!!), fusils de la même année même rafistolage. Sport, tir marche à pied dans le desert15/20 kilomètres. Nos fusils Lebel sont très encombrants, impossible à manipuler. Nous avons également des mousquetons. A chaque retour de manœuvre, nous avons l'obligation de remettre nos armes à l'arsenal. La guerre continue...Après deux mois, départ pour Saïda. Cette fois amélioration, nous avons droit à des wagons voyageurs et à l'arrivée un lit en fer, une table et des bancs pour les repas. Par contre nous retrouvons les ennemis que nous avions déjà connus à Sidi-Bel-Abbes, impossible à combattre...les punaises. Je reçois des vêtements militaires d'été, mais toujours usagés. La discipline continue. Tous les après-midi, sieste obligatoire. Je prend du poids, j'ai des copains avec qui je vais en ville lors de nos permissions. J'en ai revu certains lors de mon retour à Paris ; malheureusement une partie a péri dans les camps de la mort J'ai des nouvelles de ma famille. 
A Saïda nous apprenons l'avancée des armées allemandes. La drôle de guerre continue. Les volontaires sont dispersés dans des régiments déjà constitues. L'état-major n'attendait pas grand chose de ces unités composées principalement d' Espagnols et de Juifs, aux usages et à la mentalité propre, faire des soldats de ces troupes hétéroclites et polyglottes n'est pas chose facile.. L'équipement et l'armement sont nettement insuffisants et obsolète. Au dépôt du Barcarès aux 21e-22e-23è R.M.V.E., ils sont vêtus de bric et de broc. Les habitants alentours les appellent « l'armée du salut » L'armement, des fusils Lebel de la guerre 14/18, des fusil-mitrailleur 24/29 de la guerre du Rif sans bretelles, remplacés par de la ficelle, d'où le surnom donné par la propagande nazie à radio Stuttgard « Les régiments ficelles » Les armes lourdes font cruellement défaut. L'instruction d'une telle foule d'étrangers posent de nombreux problèmes. Le Génèral Brothier jeune sous-lieutenant au 22 R.M.V.E. À Barcarès disait « les soldats juifs ont des qualités qui ne s'accordent pas avec les normes traditionnelles de l'armée française. En observant le comportement de ces volontaires juifs, plus tard, je compris mieux, pourquoi dans l'armée israélienne, la familiarité et le débraillé vont si bien avec le courage et une efficacité redoutable. 
En dépit des espoirs médiocres mis en eux , les unités étrangères, les 11è et 12è R.E.I. Les 21e-22è-23è-R.M.V.E. Le 97è G.R.D.I. qui prirent part à la bataille de France du 10 mai au 22 juin 1940 accomplissent des exploits. Les commentaires de l'Etat-Major sont élogieux : « les volontaires de tous ces régiments se sont très bien comportés ». Nombreux d'entre eux sont tombés en combattant l'ennemi allemand. La 13ème demi brigade de marche a été citée à l'ordre des Forces Françaises Libres le 6 avril 1943 Après avoir stoppé l'avance allemande à Marché le Pot, Fresnes, Mazincourt, Misery, Berny en Santerre au sud de Pérone durant 15 jours, du 24 mai au 6 juin 1940, le 22ème R.M.V.E. Régiment de Marche Etrangère qui a été envoyé en renfort dans la Somme surprend l'ennemi, gagne du terrain et fait des prisonniers, mais fini par succomber sous un déluge d'acier et de feu déversé par les 3ème et 4ème panzerdivisions nazies. 
Le 22ème est cité à l'Ordre de l'Armée. Ordre n° 651 comportant la Croix de Guerre avec palme. Le 11ème R.E.I. est citée à l'ordre de l'armée se bat à Sedan Le 12ème R.E.I. est citée à l'ordre de l'armée défend Soissons Le 21èmè R.M.V.E. Placé en arrière garde sur l'Aisne permet la retraite de la V11ème armée française. Le 23èmè combat à Sainte-Menehould, Villers-Cotteret, Pont sur Yonne jusqu'à l'armistice. La 13ème demi-brigade, l'unité la plus prestigieuse de l'armée française participe aux batailles de Narvik en Norvège En Erhitré au levant En Italie au débarquement de Provence, la fin de la guerre la trouve en Allemagne. La 13ème D.B.L.E. Est citée à l'ordre de l'armée Le 97ème G.R.D.I. Combat à Péronne, puis sur l'Indre et le Cher. Par leur courage et leur ténacité les volontaires suppléant a leur manque de technicité. Les juifs font leur devoir, et se comportent très bien au feu. Les pertes subies par ces régiments sont considérables. 
Deux tiers des effectifs. La majorité des survivants se retrouvent prisonniers dans les stalags en Allemagne. Les allemand appliquent les conventions de Genève. Les prisonniers juifs sont très peu persécutés. Ceux qui échappent à la captivité, sont comme tous les juifs impitoyablement persécutés, dépouillés, internés dans des camps, livrés aux bourreaux nazis et exterminés dans les camps de la mort. De nombreux engagés volontaires juifs ainsi que des femmes qui échappent à cette féroce répression, rejoignent les rangs de la résistance intérieur et les MOI pour participer à la victoire sur le nazisme. Les combattants juifs étaient persuadés que leur engagement pour la défense de la France les protègeraient, ainsi que leur famille. «  Erreur fatale »
A la fin des hostilités en mai 1945, lors de leur retour dans leur foyer, nombre de prisonniers de guerre juifs , ne retrouvent plus ni femmes, ni enfants emportés par la Shoah. Cette page de notre histoire, très peu connu doit prendre sa place dans la mémoire collective de la nation et reconnaître le rôle des Engagés Volontaires qui s'engagèrent massivement pour la sauvegarde de leur patrie d'adoption et pour la défense des libertés et la dignité humaine La mémoire est tout ce qui nous reste, elle nous commande de transmettre aux jeunes générations, l'exemple de ces hommes, qui à un moment de leur vie, ont su dire « NON » A l'exemple également de ses JUSTES femmes et hommes qui ont su dire NON au péril leurs vies et grâce à qui moi, Suzanne Grinblatas, enfant cachée, je dois la vie

                                              

Merci à vous

Suzanne Grinblatas


   Émile Jaraud   

Depuis 1945, cette commémoration placée sous le haut patronage du Président de la République, se déroule en présence des représentants de l’état, de personnalités civiles, religieuses et des associations.

En 1940, 82.000 étrangers se sont engagés, dont 25.000 juifs tous décidés à combattre la fascisme et le nazisme. Les bataillons, créés au sein de la Légion Étrangère ont combattu sur tous les fronts, au côté des armées régulières.

Ils ont droit à la même reconnaissance, aux mêmes décorations et aux mêmes épitaphes.

Dans les cimetières militaires, la mort couche en terre des hommes tombés glorieusement au combat.

La mort est indifférente aux discriminations politiques raciales ou religieuses.

Et dans le ciel, le drapeau tricolore de la France républicaine accueille avec reconnaissance les fières bannières dressées par nos vétérans, cela constituant un patrimoine mémoriel repris par nos petits enfants.

Ils assument désormais avec nous la responsabilité d’honorer nos ainés, leurs sacrifices, et surtout de suivre l’exemple de ce que doit être l’engagement de nous même.

Nous tenons à inscrire cette cérémonie dans la continuité, celle des commémorations touchant l’effroyable Grande guerre 14-18, où là également la participation des engagés étrangers fut un exemple admirable.

Sous ce monument, repose l’honneur et la fierté de la communauté juive dont le premier souhait a été de devenir français.

Ils avaient confiance dans la République française et ils ont eu raison.

La France occupée, gouvernée par Pétain, une minorité de traîtres et de collaborateurs, a permis à la police vichyste la déportation des Juifs et la Shoah.

Mais la véritable France, se sont les JUSTES.

Leurs noms sont gravés au côté de ceux de nos parents déportés.

Dans le sanctuaire du Mémorial de la Shoah la place faite aux combattants juifs est là pour s’inscrire comme exemplaire dans notre histoire.

Tout comme dans la grande Histoire de la France.

Émile Jaraud

Membre du bureau de direction.