Le 21° R.M.V.E.


Création au camp de Barcarès ( Pyrénées orientales ) le 28 septembre 1939 .

2800 hommes, de différentes nationalités, un tiers d’Espagnols Républicains et 40% de Juifs originaire d’Europe de l’Est

Après 7 mois d’instruction, embarquement, en avril 1940, pour des manœuvres au camp du Larzac. Retour au camp de Barcarès pour quelques jours.

Le 30 avril 1940 le régiment rejoint la 35° D.I à Brumath (Bas Rhin ) le long de la Ligne Maginot.

10 mai 1940 attaque massive allemande dans la région de Sedan, début de la Bataille de France.

Le 21éme RMVE prend position entre les villages Lechesne et Les Petites Armoises le long du canal des Ardennes avec deux bataillons et un autre de réserve. Les journées des 26,27,28 mai seront pour le régiment, un dur baptême du feu. Violents bombardement d’artillerie, attaques incessantes d’infanterie, les pertes sont sévères. La pression ennemie se fait chaque jour plus brutale. Positionné dans le secteur de Buzancy-d’Ardennes, le régiment subit une violente préparation d’artillerie dans la nuit du 8 au 9 juin. Le 12 juin n’ayant rien cédé il se replie en bon ordre. Le 15 juin arrivé sur la Meuse chargé de tenir une tête de pont il permet à la totalité de la division de franchir l’Aisne. Il est violemment accroché à Ste Menehould. Pressé de toute part le régiment est retiré du front, afin d’être réorganisé à Pretz en Argonne, denier combats à Colombes les Belles et Noirval. Le 23 juin, il fait mouvement vers Nancy. Après quoi, désarmé les hommes sont dirigés vers Bainville sur Madon (Meurthe et Moselle), ou commence la captivité. En à peine huit mois d’existence, le 21ème RMVE a perdu au combat la moitié de ses officiers et 60% de son effectif, 1850 volontaires hors de combat.

Un monument érigé à Noirval (Ardennes) apres la guerre rappelle leur sacrifice.