Joseph Bursztyn


Joseph Bursztyn vit le jour dans une famille aisée de la vieille ville  polonaise de Lublin. Leur situation sociale n'empêcha aucun des enfants de la famille de choisir la voie du progrès et de rejoindre les forces progressiste de gauche de leur ville natale. Après de bonne études au lycée, Joseph Bursztyn passa brillamment son baccalauréat. C'est en France qu'il vint faire ses études de médecine à la Faculté de Reims ou les préoccupations sociales étaient très intense, en particulier parmi les étudiants juifs qui avaient formé une organisation progressiste "Combat", dont Bursztyn devint l'un des dirigeants. A près trois années d'études à Reims, il vint à Paris  avec sa jeunes femme, Marie, pour terminer ses études et soutenir sa thèse de doctorat…Lorsque la guerre éclata en 1939, il s'engageât comme beaucoup d'étrangers dans l'armée française pour lutter contre le nazisme et fut envoyé dans un hôpital militaire…lorsque les hordes nazi envahirent la France, Joseph Bursztyn fut l'un des premier sa s'engager dans la Résistance. Il vivait  avec sa femme et sa fillette dans des conditions très difficiles, en marge de la légalité et dans un logement clandestin, avec toutes les conséquences que cela entraîne.
Il était chargé avec Mounie Nadler d'organiser le travail parmi les intellectuels pour les entraîner dans la lutte de la Résistance. Il rédigeât également les journaux clandestins "Notre Voie" et "Notre Parole"…C'est l'explosion dans un laboratoire clandestin, ou des partisans juifs préparaient des explosifs, qui fut à l'origine des arrestations massives dans les rangs de la Résistance juive. Elles frappèrent entre autre les rangs des intellectuels, c'est ainsi que Bursztyn fut arrêté au début de juillet 1942 , en même temps que Nadler. Comme l'annonçait le N° 10 de "Notre Voie", Monie Nadler et Joseph Bursztyn furent fusillés le 11 août 1942…Sa courageuse femme a été également arrêtée, elle fut  torturée par les nazis avant de périr en déportation; On sait  que lorsqu'ils s'étaient revus dans le repaire de la gestapo, Joseph Bursztyn avait dit à sa femme: "tiens bon on les aura"


Extrait de : Combattants, Héros & Martyrs de la Résistance.
de David Diamant aux Editions Renouveau