Ilex Beller   Président

Né le 6 mars 1914 à Grodzisko, un village juif (shtetl) du Sud de la Pologne. Il y passe toute son enfance, jusqu'à l'âge de 14 ans. Il fréquente le kheder (école religieuse juive, l'école publique polonaise, et ensuite le lycée hébraïque de Przemysi. En 1926, il émigre à Anvers (Belgique) où il rejoint une partie de sa famille. Il y commence l'apprentissage du métier de tailleur de diamants. Mais survient la crise mondiale de 1929. Les ateliers de diamants ferment leur portes. Des milliers d'ouvriers se retrouvent sans travail. Pour gagner son pain, Ilex Beller fait un peu tous les métiers : il travaille entre autre, à l'usine de verrerie de Merxem, à l'usine de métallurgique de Hovoken et dans les mines de charbons de Charleroi. En 1934, il vient à Paris. En 1936, pendant la guerre civile d'Espagne, il s'engage dans les Brigades Internationales pour lutter contre le fascisme. Il est blessé pendant la bataille de Teruel. Un an plus tard, il rentre à Paris et devient ouvrier fourreur à domicile. En mars 1939 il se marie avec une jeune émigrante juive polonaise, Cesia Perla. En 1939, à la déclaration de la guerre, il s'engage comme volontaire dans l'armée française. Il combat dans les rangs du 22ème Régiment de Marche des Volontaires Étrangers. Le 26 mai 1940 lors de la bataille de la Somme, il est grièvement blessé. Transporté à Rennes,où il est opéré, il est ensuite évacué sur Biarritz et Sète. Il est décoré de la Croix de Guerre avec Palme et de la Médaille Militaire. Après l'armistice, il est démobilisé à Carcassonne où il travailla pendant deux ans comme ouvrier fourreur. C'est là qu'est né son premier enfant Isi. En 1942, lorsque les Allemands occupe la zone libre, il réussi à s'évader en Suisse où il est interné dans un camp de travail. En 1944, de retour à Paris, il s'installe comme artisan fourreur. Il y travaille pendant 26 ans, jusqu'à la retraite. Entre temps deux autres fils sont nés : Georges en 1946 et Roland en 1950. Libre de toute activité professionnelle, Ilex Beller sent le besoin irrésistible de raconter le village de sont enfance par l'écriture et la peinture. Membre actif de l'Union des Engagés Volontaires Anciens Combattants Juifs, dont il est depuis 1986 jusqu'en 2004 son président, puis son président d'honneur jusqu'à son décès survenu en 2005. Ayant toujours rêvé de peindre, Ilex Beller n'a pu se consacrer entièrement à son art qu'à l'âge de 59 ans, au moment de sa retraite. 

Ses œuvres ont déjà été exposées une dizaine de foi, entre autre, au Centre Culturel du Marais, à Paris, à la Galerie des Beaux Arts, à Bruxelles, au "Glas-Plast", à Bad-Kisingen, en Allemagne, au Musée d'Art Naïf de la ville de Paris. Certain de ces tableaux se trouvent au Musée Yad-Vashem, au Musée juif de Paris, ainsi que dans de nombreuses collections privées.

Ilex Beller est l'auteur d'un album de 40 reproductions en couleurs de ces œuvres: "Ils ont tué mon village", paru en 1981 aux Éditions Cercle d'Art à Paris, ainsi que " La vie du Shtelt " avec 80 reproductions en couleurs, paru en 1985 Aux Édition du Scribe. cet ouvrage a été traduit en anglais et publié aux Éditions Holmes et Mayer à New York, en allemand par Lieder Verlag à Tecklenbourg en Allemagne.

Ce texte est paru sur la deuxième et troisième page de couverture du livre d'Ilex Beller "De mon Shtelt à Paris" aux Éditions du Scribe