Mendel Zemelman


Mendel Zemelman est né le 10 juin 1904 à Wloclawek, en Pologne, dans une famille modeste et nombreuse ayant douze enfants. Dès son plus jeune âge, il a de réelles dispositions pour la musique. A neuf ans, il est invité a chanter pour la synagogue de la ville, mais ses parents ne pouvant lui assurer une éducation musicale, il est placé à treize ans comme apprenti-tailleur. Mai tout en travaillant, il continue a apprendre le solfège, et ayant perfectionné ses connaissances, il se voit engagé à l'orchestre municipal de Wloclawek comme trompette. Il a alors quinze ans. A son arrivée chez son patron, ses connaissances générales étaient minimes. Mais la fille de ce dernier, qui était institutrice, se chargeât de lui enseigner, la langue, la grammaire, la littérature. D'autre part, tout en continuant son métier de tailleur, il apprend le violon et quand il serra appelé pour son service militaire, il jouera dans l'orchestre de son régiment. Après avoir quitté l'armée, il prépare une licence et obtient un diplôme d'enseignement musical, qui lui vaut un poste dans une école juive. Il adhère alors au Parti Socialiste (Bund) où il militera jusqu'à son départ pour Paris, en 1931. En effet, son métier lui permet de subvenir à ses besoins, il veut partir pour la ville de ces rêves. Il travail, se perfectionne, rejoint les rang du parti, l'Union Socialiste Medem où il constitue un orchestre de quarante amateurs… C'est à ce moment qu'il épouse Gusta, militante socialiste également. Lors de la déclaration de la guerre, il s'engage dans l'armée française…Le 14 mai 1942, il est convoqué par le "Billet vert" avec cinq mille autres " pour examen de sa situation". Interné à Pithiviers, il traverse une période assez triste…Dans les documents, dans les créations littéraires et folkloriques, on retrouve une pensée permanente : tenir et les expressions de courage, endurance on survivra…, renforçaient chez les internés le sentiment que le miracle se ferra peut-être…Et Mendel fut l'un de ceux qui ont agit dans l'intention de sauver les malheureux afin de les empêcher de sombrer dans le désespoir. Il se lia d'amitié avec le poète communiste Israël Cendorf. On peut penser que les liens qui les unissaient dans leur l'action culturel, pour leur simple compréhension humaine, existaient aussi parce que Zemelman était socialiste et Cendorf communiste; Tous les deux aspiraient à une société de justice et de dignité. Le seul "écrit" que nous possédons de Mendel est la musique pour un hymne de Cendorf, "Notre courage n' est pas brisé" dont la premières strophe, en lettres latines et en Yiddish est la suivante: " La vie est merveilleusement belle. Hymne de Pithiviers. Texte Cendorf. Musique : Zemelman. Cela fut crée dans un camp." Et à droite, dans un coin: Cadeau au camarade auteur du texte. signé Zemelman. Deux hommes de valeur, le poète et le musicien, le communiste et le socialiste, assassiné tous d'eux pour leur idéal, leur rêve d'une vie plus belle; pour tous ceux qui souffrent, travaillent, pensent et créent…
Cet hymne de Cendorf et de Zemelman fut chanté par Oïzer Kavka qui l'avait chanté lorsqu'il était interné, puis il ne manque jamais de le chanter tous les ans à Paris et à Pithiviers, à l'occasion des anniversaires…

Extraits de " Combattants, Héros & Martyrs de la Résistance"
De David Diamant, Édition Renouveau,1984