Comité de Lille


Président Rosenblatt Arno
Vice-Président :Laufer David, Secrétaire :Gebet Jacques,
Trésorier :Swiersz Léon, Membres :Szufman Sem, Szielko Théo, Rozencwajg Charles

La ville de Lille comptait en 1939, 350 familles juives immigrées originaires de différents pays. A la déclaration de la guerre, les hommes valides s'engagèrent dans l'Armée Française et, a partir du 3 octobre 1939, ils furent acheminés vers les centres d'instructions de la région lyonnaise et à Barcares, pour être bientôt incorporés dans les Régiments de Marche des Volontaires Étrangers. Pendant l'occupation nazie la communauté juive de Lille subit elle aussi le poids des persécutions raciales et très nombreuses furent les familles déportées qui ne revinrent jamais des camps de la mort. Après la guerre, c'est en 1947, que les anciens combattants juifs, revenus des maquis et des camps, se retrouvent et créèrent la section locale de l'Union. L'organisation lilloise, toujours en étroite collaboration avec le Comité de Paris, c'est attaquée aux problèmes les plus urgents concernant ses adhérents. De nombreuses démarches furent entreprises auprès des autorités civiles et militaires du département, pendant que le Comité Directeur appuyait les demandes transmises à Paris. L'organisation de Lille est toujours aussi active, s'honore de coopérer avec toutes les autres associations d'anciens combattants et résistants dans tous les domaines qui intéressent l'ensemble des victimes de la guerre.


Extrait de " Au service de la France"

Comité de Lyon


Michlewitch, Elzon, Appeldorfer, Rothberg,Kape
Zissman, Weinstein, Handwerker, Fridman, Zadek, I. Abramowitch, Ratner, Lewkowitch.
Font également partie du comité: M.Abramowitch, Schartenberg, Cherki, Cohen, Gherson, Harlam, Kaminski, Menasse, Osiek, Rosenberg, Teperman, Zederman.
En 1939, la ville de Lyon comptait 5.000 juifs environ, dont ceux d'origine étrangère qui se sont engagés dans l'Armée Française pour la durée de la guerre. Après l'occupation, par les Allemands de la plus grande partie du territoire, des milliers de Juifs se réfugièrent à Lyon est dans les environ. La population juive atteignit alors le chiffre de 30.000. Dès la fin de 1940, il s'était fondé à Lyon une amicale d'Engagés Volontaires pour la défense des intérêts des anciens combattants juifs, au sein de laquelle s'était constitués des groupes de résistants en contact avec les résistants de l'École Militaire. Après l'entrée des Allemands à Lyon la répression, les rafles, les déportations commencèrent et l'amicale fut dissoute, mais les juifs, jeunes et vieux, rejoignirent les formations de la résistance créées dans la région lyonnaise, ils se distinguèrent bientôt parmi les plus dynamiques des combattants. Ils se mirent également en rapport avec l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide (U.J.R.E.) qui forme alors ses premiers groupes de combat. Ces groupes ont à leur actif de nombreux faits d'armes et actes de sabotage, ils s'occupent aussi du sauvetage des enfants de familles juives persécutées. Toutes ses actions ont mérité de nombreuses citations qui témoignent de leur importance et de leur efficacité dans la lutte contre l'envahisseur. Les résistants juifs ont joué aussi un grand rôle dans la libération de la région lyonnaise et tout particulièrement de Villeurbanne…La section lyonnaise de l'Union des Engagés Volontaires et Anciens Combattants Juifs, qui a été fondée en 1947, est la plus importante, et la plus forte, la plus dynamique des sections de province. Elle déploie une intense activité dans tous les domaines de défense des intérêts des anciens combattants et victimes de la guerre, en constante liaison avec les autres organisations d'anciens combattants.


Extrait de "Au service de la France" édité pour le 10° anniversaire de l'U.E.V.A.C.J. 1939-1945

Comité de Roanne 


Le 13 mars 1948, au cours d'une cérémonie et en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, le drapeau a été remis à l'organisation roannaise des Engagés Volontaires et Anciens Combattants Juifs. 

 Saint- Quentin


Notre Section reçoit son drapeau au cours des cérémonies anniversaire de la Victoire.
Le 8 mai dernier, d'importante cérémonies se sont déroulées à Saint-Quentin pour célébrer le 10° anniversaire de la Victoire…Un long cortège, précédé par l'harmonie municipale, se dirigea vers le Monument aux Morts où eurent lieu les remises de drapeaux et de décorations en présence du représentant du Ministre des Anciens Combattants, M. Smati, chargé de mission et du Général Gardet, grand officier de la Légion d'Honneur, Compagnon de la Libération, représentant le Ministre de la Défense nationale, et de nombreuses personnalité local du monde combattant. C'est le Général Gardet qui procéda à la remise du drapeau à Glowiczower président de notre section…Des services religieux eurent ensuite lieu à la basilique et à la synagogue où M. Jaiss, aumonier militaire, représentant le Grand Rabbin de France, et le Dr Danowski, notre président prirent la parole…Notre camarade Isi Blum exalta l'héroïsme des engagés volontaires, leur amour pour la France, leur attachement à la liberté et appela à l'union de tous ceux qui ont combattu et souffert afin d'empêcher le retour d'un passé aussi cruel…Au cours du banquet, notre camarade Daniel Epstein vice-président de la section reçut la Croix du Combattant Volontaire. La délégation de Paris comprenait, en dehors du Président et du Secrétaire Général, nos camarades Klajder, Appel, Falinover et le porte-drapeau Haifman. Notre section a fait un bon travail; elle s'est fait connaître et estimer par l'ensemble des organisations d'anciens combattants. Il faut remercier son comité, le président Glowiczower et le secrétaire Maurice Glicenstein et tout particulièrement le président d'honneur, Guy de Bussineau. 

                                                              Article paru dans Notre Volonté N° 3 (54) de juin-juillet 1955.Comité de Metz 


Président: Lipscyc Adolphe;
Vice-Présidents: Layzerowicz Raphaël, Alter Salran. Trésorier Prager Nathan. Secrétaire général Lacroix Maurice. Membres Buchbinder, Guttrach, Glanzberg, Moscowitz, Richter, Rimmer.

En septembre 1939, 1.700 familles juives habitaient Metz, pour la moitié d'origine étrangère. A la déclaration de la guerre, tous les hommes valides se sont engagés dans l'Armée Française et 150 d'entre eux ont servi sous ses drapeaux ou dans les armées alliées. L'occupant a fait des ravages parmi cette paisible population;en dehors de ceux qui sont tombés au Champ d'Honneur ou sous les balles des pelotons d'exécution allemands, 1.500 juifs de Metz périrent dans les fours crématoires d'Allemagne. La section de Metz de l'Union des Engagés Volontaires et Anciens Combattants Juifs a été créée en avril 1946. Elle a déployé une importante activité pour la défense des intérêts de ses adhérents et jouit de ce fait d'une large popularité parmi la population messine.


Extrait de " Au service de la France" 


Comité de Nancy 


Le Comité de la section de Nancy
MM. Brunner, Millenbach, Rosenberg, Daum, Mme Daum, M. Kricher



Dès 1938, lorsque les menaces de guerre se précisaient, tous les juifs d'origine étrangère de Nancy signèrent un acte d'engagement dans l'Armée Française. Les plus jeunes furent appelés et, après une période de trois mois d'instruction militaire au camp d' Auvours, certains furent renvoyés dans leur foyer, d'autres, sur leur demande furent dirigés sur le camp de La Valbonne pour compléter leur instruction. Quand se déclencha la guerre de 1939, tous, jeunes et vieux, accoururent au bureau de recrutement et furent enrôlés dans les R.M.V.E. et dans d'autres unités. Les citations de nombreux d'entre eux atteste leur attachement indéfectible à leur nouvelle patrie. Le 17 juillet 1942, Nancy connu sa première rafle générale, et bien qu'un grand nombre de juifs en fut victime, nombreux furent aussi ceux qui échappèrent à la déportation grâce à la solidarité de la population nancéenne et qui réussirent à passer en zone sud pour reprendre le combat dans les rangs de la résistance. A la libération, sur les deux mille Juifs d'origine étrangère de Nancy, on en comptait neuf cents de déportés et morts au Champ d'Honneur. Dès 1945, fut créée avec l'aide du Comité Directeur de Paris la section local de l'Union qui compte parmi ses adhérents 60% d'anciens prisonniers de guerre et de très nombreux mutilés…La section de Nancy fait partie de l'Union Départementale de l'U.F.A.C. et participe à toutes les manifestations organisées par l'ensemble des anciens combattants.

 
Extrait de " Au service de la France "